Autonomie

Les ateliers auront lieu du 16 mai au 13 juin 2022 Inscrivez-vous ici ...
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CAEN : Pôle de Formation et de Recherche en Santé (PFRS), 2 Rue des Rochambelles, 14000 CAEN

ROUEN : Salle interactive, deuxième étage du bâtiment enseignement, Faculté de Médecine 22 Bd Gambetta, 76000 Rouen

Dieppe : Centre Hospitalier de Dieppe Avenue Pasteur – 76202 Dieppe (Les ateliers auront lieu en salle IRM Sud au 1er étage)

Le Havre : Hôpital Jacques Monod 29 Avenue Pierre Mendès France – 76290 Montivilliers (Les ateliers auront lieu à la Direction, au 5ème étage du PFME (Pavillon Femme, Mère et Enfant))

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Thématiques :

Atelier 1 – Autotests biologiques, diagnostiques et génétiques : (VIH, grossesse, tests génétiques, etc.) : quelle autonomie ? quel accompagnement ?

Introduction : Pr Grégoire Moutel

Intention : L’augmentation croissante de l’offre publique mais également privée d’autotests, suit la logique de l’autonomie des usagers tant sur le plan de l’autonomisation médicale que sur celui du libéralisme de la santé. Mais ces pratiques posent des questions d’accompagnement des usagers tant d’un point de vue technique (bonne utilisation des tests, fiabilité) que d’un point de vue psychologique (explications des résultats, de leurs conséquences et de l’information aux tiers ou aux institutions qu’ils induisent parfois)[1]. Doit-on alors laisser les personnes seules face à l’offre grandissante des autotests ou les accompagner ?

Atelier 2 – Dépistages : entre incitation et contrainte

Introduction : Sylviane Darquy

Intention : La mise en avant de l’autonomie concernant les dépistages (cancer, diabète, prénatal…) soulève de multiples déclinaisons d’ordre éthique et pourrait amener à reconsidérer la question de l’autonomie du sujet face à une action de santé publique. En effet, le constat de la non-participation et ses effets délétères en termes de santé individuelle (perte de chance), de coût collectif ou de conséquences collectives amène à se demander : pourrait-on imposer et rendre obligatoire la participation à un dépistage dans le cadre d’un équilibre entre droits et devoirs ? En tenant compte de la prédominance de la valeur de l’autonomie dans notre société, il est aujourd’hui impossible de répondre par l’affirmative à cette question, sauf à changer de paradigme.  Ceci amène, en particulier, à s’interroger sur les enjeux éthiques du dépistage liés à l’information et à l’éducation des populations ciblées par ces programmes de santé publique[2].

Atelier 3 – Autonomie et bon usage du système de soin : automédication, amélioration, dopage…

Introduction : Guillaume Grandazzi

Intention : La question de l’autonomie se pose aussi concernant l’automédication, le dopage ou des volontés de recourir à la médecine dans une visée d’amélioration. Ces pratiques ont en commun une rupture de dépendance à l’égard des médecins. Dans un tel contexte, il s’agit pour l’usager non pas de consentir aux décisions mais de décider par lui-même des soins ou médicaments qu’il souhaite s’administrer. Si le principe d’autonomie valorise la capacité que le sujet a de décider par lui-même, quels sont les ressorts de ses choix et de ses décisions en la matière ? « La place croissante qui lui est accordée dans la société globale invite en effet à repenser la manière dont sont traitées socialement les initiatives qu’il prend, en matière de thérapeutique et de prise en charge médicale »[3].  Mais le discours public d’aujourd’hui invite également à s’interroger sur la part réelle d’autonomie dans ce domaine. Alors jusqu’où l’usager peut-il être laissé libre d’agir en ce qui concerne le dopage dans le sport, la neuroamélioration pour les étudiants, le détournement des médicaments pour des usages non envisagés… 

Restitution et synthèse (Honfleur, en présentiel) – Retour sur les grands thèmes de l’autonomie dans l’usage du système de soin, entre intérêts individuels et bien commun : jusqu’où faut-il respecter l’autonomie des personnes dans les politiques de santé publique ?

  • Introduction : Mylène Gouriot, Grégoire Moutel, Guillaume Grandazzi

Intention : L’enjeu de cette restitution sera de faire une synthèse générale au regard des trois thématiques qui auront été explorées auparavant. L’avis N°137 du CCNE concernant l’éthique en santé publique pose la tension qu’il nous faudra discuter : « respecter l’autonomie de chacun tout en prévenant au mieux les conséquences néfastes pour lui et pour les autres de certaines conduites »[4]. Jusqu’où faut-il alors respecter l’autonomie des personnes dans les politiques de santé publique ?


[1] Greacen Tim, Simon Antoine, Troisoeufs Aurélien et al., « Les enjeux de l’autotest VIH en officine perçus par des pharmaciens et des populations concernées en France », Santé Publique, 2020/2-3 (Vol. 32), p. 229-237. DOI : 10.3917/spub.202.0229. URL : https://www.cairn.info/revue-sante-publique-2020-2-page-229.htm

[2] Moutel Grégoire, Darquy Sylviane, Jullian Odile et al., « Éthique et dépistages organisés des cancers en France », Santé Publique, 2019/HS2 (S2), p. 67-74. DOI : 10.3917/spub.197.0067. URL : https://www.cairn.info/revue-sante-publique-2019-HS2-page-67.htm

[3] Fainzang Sylvie, « Introduction », dans : , L’automédication ou les mirages de l’autonomie. sous la direction de Fainzang Sylvie. Paris cedex 14, Presses Universitaires de France, « Hors collection », 2012, p. 1-26. URL : https://www.cairn.info/–9782130606550-page-1.htm

[4] Comité Consultatif National d’Ethique, avis N°137 : Ethique et santé publique, 2021

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